Inauguration d'une nouvelle categorie avec cet article sur le très celèbre Iron Man.
Je precise que parlerais ici du premier volet et non pas du second sorti dernièrement. N'etant pas fan de comicbooks, je ne connais en general les heros Marvel que de nom. Et mes aventures cinematographiques avec ces derniers ne m'avaient pas specialement enchante. Spiderman, premier du nom, vu lors d'une diffusion televisuelle ne m'a guère marque; visionnage en salle obscure pour les volets suivants et bien qu'ayant ete diverti sur l'instant, je n'ai pas specialement senti l'envie de les revoir.
Autre tentative: Les 4 Fantastiques. Appreciant la vieille serie animee de mon enfance, je pensais voir mieux mais il n'en etait rien. Deçu d'avoir gâche de l'argent pour ça. Le geant vert d'Ang Lee, incarne par Bruce Banna si je ne me trompe, m'avait carrement repousse, j'ai donc passe mon tour lors de la sortie de la version de Louis Leterrier. Endormissement au bout d'un quart d'heure sur Daredevil. Après tous ces superheroiques deboires, il faut dire que je me suis mefie lorsque l'on m'a invite à voir Iron Man, premier du nom.
Me voilà donc à aller voir un film de superhero alors que la plupart m'ont deçu. Mais il ne faut jamais desesperer. Et pour une fois, je
peux dire que j'en ai eu pour mon argent. Un spectacle son et lumière, haut en couleur. En sortant de la salle, j'etais prêt à acheter tous les comics sur Iron Man. Mais passons plutôt à la
critique en elle-même.
Le film demarre sur les chapeaux de roue avec une scène d'ouverture pour le moins explosive. A noter, pour ma part, la musique de ce passage, petit riff de guitare bien entraînant et qui empêche le spectateur de s'endormir dès les premières secondes sans pour autant lui exploser les oreilles. Après ce premier feu d'artifice et les soins precaires apportes à monsieur Stark, on rembobine. Très belle presentation du golden boy de l'industrie de l'armement americain qu'est Tony Stark, homme seduisant, à la repartie parfois cinglante et bien sentie, flambeur de première, homme à femmes et genie ambulant.
Ce dernier point n'est pas negligeable quand on avance dans la suite du film, puisque le patron de Stark Industries se retrouve avec des eclats de metal filant droit vers son coeur. Pour vivre, il n'a pas d'autre choix que de fabriquer avec l'electro-aimant que Yinsen lui a pose sur la poitrine une petite machine qui empêchera les eclats de le tuer. Dans la foulee, il construit une armure, prototype bancal pour causes de moyens du bord un peu foireux mais diablement bien pense. Au passage, belle scène d'un Stark forgeron, à limite de l'allegorie d'un Hephaistos des temps mordernes. Puis c'est la fuite, avec l'inevitable perte de l'ami rencontre durant sa captivite, Yinsen qui se sacrifie au profit de l'americain. Nouveau feu d'artifice et Stark parvient à fuir le lieu de son emprisonnement. Enfin, après avoir erre dans le desert, il est enfin retrouve par Rhodes qui le ramène sur le sol des Etats Unis.
Ici se succèdent les passages de retrouvailles, d'abord avec Rhodes dans le desert puis avec Pepper Pots, l'assistante personnelle de Stark que l'on sait dès le depart secrètement amoureuse de son patron. Le spectateur que je suis apprecie la sobriete de ces retrouvailles, touchantes mais qui ne s'eternisent et qui ne donnent pas dans l'effusion de larmes. L'accolade du militaire à son ami dans le desert et les yeux rouges d'avoir pleure de Pots sur le tarmac sont des marques d'affection largement suffisantes. A noter que ces marques sont accompagnees de boutades legères qui donnent un côte intimiste et tendre qui sièd à ces retrouvailles sans pour autant tomber dans le mièvre.
Suit la conference de presse où Stark annonce être un homme nouveau après ces trois mois d'emprisonnement. Et c'est la confusion generale lorsqu'il revèle vouloir fermer la branche armement de Stark Industries. Egalement ici sobriete, pas de torrents de larmes et de lamentations sur soi-même. Tony Stark est le même, il a simplement mûri. Puis on passe à la drôlatique scène du changement de "coeur" de Stark. Puis celui-ci s'aperçoit que malgre le plaisir de le retrouver, son ami Rhodes ne comprend pas sa volonte de ne plus fabriquer d'armes. Et pendant qu'il ameliore son armure avec l'aide de Jarvis, les "mechants" cherchent à se procurer son prototype eparpille et abandonne dans le desert afghan après sa fuite.
Suite à cela, c'est seance de sport pour les zygomatiques avec la serie de tests de la seconde version de l'armure. Cette fois, on a l'image du savant fou et de ses appareils qui foirent. Avec l'inestimable robot charge de la securite incendie à l'intelligence apparemment limitee et qui fait tout à côte de la plaque. Et puis cette première sortie où l'on retrouve le Tony Stark gamin qui aime prendre des risques avec son nouveau jouet.
Vient la soiree de charite organisee par Stark Industries où il decide de se rendre à l'improviste. Là, l'attendent quelques surprises de taille. La première etant Pepper Pots, qu'il decouvre sous un nouveau jour. Il ne la voit plus alors comme une simple assistante mais egalement comme une femme seduisante, desirable. Après un petit jeu de seduction, Tony apprend l'attaque du village de Gulmira, village où vivait Yinsen, et dans le même temps, l'associe et ami qu'est Obadiah Stane lui annonce qu'il cherche à l'evincer de la tête de Stark Industries. Tony comprend alors que Stane l'a manipule et qu'il est à l'origine de l'armement des rebelles des "Dix Anneaux", groupe responsable de son enlèvement.
C'est là qu'apparait plus ou moins au grand jour le super heros. Stark enfile sa toute nouvelle armure pour aller defendre la veuve et l'orphelin et botter le derrière des mechants, ou plutôt le faire exploser ici en l'occurence. En prime, on a droit à une course poursuite aerienne courte mais intense. En bref, un joli morceau d'action.
Retour du côte des mechants pour savoir ce que trame Stane. Les rebelles ont reussi à reconstituer l'armure dans sa totalite. Obadiah ne se fait pas prier pour faire abattre le groupe d'insurges afin de recuperer ce qu'il croit lui revenir de droit afin de mener un projet parallèle à celui de Stark. Et le plaisir de constater cette sobriete qui emaille le film depuis le debut: le jeu des acteurs est juste même si les dialogues sont un brin megalo, mais il faut bien ça pour un mechant comme il se doit d'être.
Direction ensuite l'atelier de Tony pour sa "première fois". En effet, il se fait retirer son armure par Jarvis et ça n'est pas une partie de plaisir. Un peu plus tard on le retrouve à bricoler son armure et Pots le rejoint. Il demande à celle-ci d'aller dans son bureau, au siège de Stark Industries et de recuperer les donnees concernant l'envoi d'armement à des groupes rebelles. S'ensuit un bel exemple de loyaute de la part de Pots après un discours de son patron qui avoue que seule sa nouvelle mission de proteger l'innocent le rend digne de continuer à vivre.
Pendant que Pepper effectue la tâche que lui a confie Stark, elle est surprise par Obadiah qui fait mine de se lamenter sur le fait que Tony n'est plus tout à fait lui-même depuis son retour. Hors, quelques instants plus tôt, elle a decouvert une video des ravisseurs de son patron destinee à Stane qui le fait comprendre que ce dernier est le commanditaire de son enlèvement. On retient son souffle, dans ce passage plein de suspens. On a beau savoir qu'elle va arriver à sortir du bureau sans qu'il s'aperçoive de rien, on se demande comment. Lorsque Stane comprend qu'il est demasque, il essaie de la rattraper mais ne peut pas.
On le retrouve chez Stark, pile au moment où Pepper tente de prevenir son boss qu'il est en danger. Encore une fois, une des armes sorties de ses usines se retourne contre lui et Tony est dans l'incapacite de bouger. L'ex-bras droit de son père en profite alors pour lui arracher le mini-reacteur qui le maintient en vie avant de partir en sous-entendant qu'il etait desole de mêler Pots à leur conflit mais qu'elle le paierait de sa vie.
Les scènes s'enchainent comme des perles s'enfilent sur un collier. La tension monte et l'on se demande comment va faire Tony pour survivre et empêcher Stane de semer la mort. Pepper previent Rhodes qu'il se passe quelque chose et que Stane y est pour quelque chose. Pendant qu'elle file jusqu'au secteur 16 instaure par Stane, le militaire fonce chez son ami qu'il retrouve un peu mal en point mais toujours vivant. Il voit alors pour la première fois l'armure de son ami. Arrive le combat final entre Stane et Stark, d'abord en plein milieu de la circulation, qui se poursuit dans les airs avant de s'achever sur le toit, au-dessus du reacteur ark.
Le film arrive à sa scène finale: une nouvelle conference de presse où cette fois Tony promet de rester dans les rails. Mais comme à son habitude, il derape et lance une bombe mediatique: il est Iron Man ! Pour ceux qui n'ont pas vu le film ou qui n'aiment pas regarder les generiques, sachez qu'une surprise vous y attend.
On ressort du film tout epoustoufle, n'esperant qu'une chose: que la suite arrive et ce le plus vite possible ! Le film est bien construit, les deux heures six defilent comme s'il s'agissait de quelques minutes. Pas de temps mort, parfois on se dit qu'on a pas assez d'yeux pour tout suivre mais ça ne reste qu'une impression. Les points positifs sont très nombreux: la qualite de l'image, la beaute des couleurs. En effet, je n'avais pas vu de film avec de telles couleurs, qui accrochent le regard sans vous le bousiller. Le ryhtme du film est bien dose, ça va vite, dans tous les sens, sans pour autant qu'on en loupe une seule miette. Un beau casting vient completer ce tout: Robert Downey Jr campe un Tony Stark extravagant mais captivant, Jeff Bridges est un bon mechant sans tomber dans la caricature outrancière. Gwyneth Paltrow est une jolie Pepper Pots, qui forme un duo excellent avec Downey Jr. Enfin, il ne faut pas oublier de remercier monsieur Ramin Djawadi, compositeur de la B.O delicieuse qui parsème le film de succulentes touches sonores. Une B.O entraînante, qui sait rester simple malgre tout, si prenante qu'en l'ecoutant on se croirait de nouveau dans le film.
Cependant, comme tout film, il y a des defauts. Ceux-ci sont minimes à mes yeux mais me derangent quand même. Tout d'abord, concernant le personnage de Pots. Il n'est pas pousse au point de ressembler à celui de Mary Jane dans Spider-Man, mais il y a un côte "j'attends mon super heros". Je reconnais que cela fait partie de la "recette" mais ce côte semi-apparent me gêne un peu. Il y a egalement la duree du film qui peut rebuter, même si un film de deux heures est de plus en plus courant. Pour ceux ne connaissant pas les comics, il y a aussi un leger manque de background pour certains personnages comme celui de Rhodes ou même Obadiah.
Avis final sur l'objet: une victoire haut la main pour ce film de super heros en armure où l'action et l'humour sont doses avec justesse, servi par un casting de rêve. La presence et la prestance de Robert Downey Jr fait en grande partie agir le charme. Il ne vous reste donc plus qu'à vous procurer le film ou à aller voir sa suite dans les salles obscures.
Les petits plus: l'A.I. Jarvis, dommage qu'il ne soit pas plus present avec ces petites piques pour son createur; le robot empote qui donne de jolis comiques de situations; le bonus d'après generique qui fait la promesse d'un second opus encore plus incroyable que celui-ci.
Le mot de la fin: l'accroche de l'affiche qui se retrouve egalement sur la jaquette du dvd "Ce n'est pas l'armure qui fait le heros, mais l'homme
qui est à l'interieur" est on ne peut plus appropriee et parfaite pour resumer ce film.
J'inaugure avec plaisir la section Petit Ecran en ouvrant cet
article sur mon dernier coup de coeur pour une série, française de surcroit.